Mon oncle, Tonton Hamid.

Le jour de l’indépendance algérienne, il était encore coincé dans la prison des Lambaises, près de la ville de Batna.

 Son geolier corse lui jetait à la gueule sa gamelle de lentilles, comme d'habitude. 

Il me parle de cette journée, me montre son certificat de détention et tout ça devant sa fille qui a l'âge de ma mère. Cette dernière n'avait jamais entendue son paternel raconter ses souvenirs. Elle était émue, nous l’étions tous.

Les gens criaient Vive l'Algérie, vive l'Istiklal.. ( vive l'indépendance )

La guerre était finie, les gamelles arrêtaient de voler et les cicatrices d'aujourd'hui commençaient à naître. Mais sans haine. Jamais. 

Où étiez vous en ce jour d'indépendance ? Que faisiez-vous?